Sujet de stage de MASTER 2 en physique des océans

Transformations de masse d’eau dans la région polaire Arctique

Début de stage entre février et mai 2017

 

Encadrants:

Camille Lique (LOPS, Ifremer) (camille.lique@ifremer.fr)

Claude Talandier (LOPS, CNRS) (claude.talandier@ifremer.fr)

La région polaire Arctique est en pleine mutation. C’est en effet la région du globe la plus sensible aux changements climatiques actuels. La conséquence la plus visible est la diminution de l’extension estivale de la couverture de glace qui n’a cessé de s’accélérer depuis quelques décennies. Cependant, les conséquences de ce retrait des glaces de mer restent encore aujourd’hui mal comprises. En particulier, on s’attend à ce que la diminution de la couverture de glace de mer ait des implications importantes pour la circulation, la structure verticale et les masses d’eau de l’océan Arctique. En effet, la banquise joue un rôle de barrière entre l’atmosphère et l’océan, limitant les échanges de chaleur, de flux halin et d’énergie, et on s’attend à ce que les variations de couverture de glace altèrent forcement les quantités de flux de densité reçues par l’océan. Sous certaines hypothèses, la connaissance des flux de densité en surface de l’océan permet de quantifier les formations et les transformations de masse d’eau dans les bassins océaniques (Walin 1982, Speer and Tziperman 1992).

Le but de ce stage est de quantifier les variations des transformations de masse d’eau au cours des dernières décennies. On utilisera les sorties de simulations réalisées avec un modèle numérique à haute résolution réalisées dans le cadre du projet Drakkar (http://drakkar-ocean.eu), qui permettent de décomposer le flux de densité en surface en ses composantes thermique et halines (précipitation, évaporation, apport des rivières, fonte et formation de la glace), à la manière de Abernathey et al. (2016). On s’attachera à contraster les résultats pour les différentes saisons de fonte et de formation de la glace, pour des années avec des minimums de l’extension de glace marqués, et à quantifier les contributions des différentes régions du bassin Arctique. Les résultats des simulations pourront également être comparés à des champs grillés construits à partir d’observations, de type ISAS (http://www.umr-lops.fr/SO-Argo/Products/ISAS-T-S-fields), dont la dernière version inclus une quantité importante d’observation en Arctique.