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Nous poursuivons nos chantiers dans différentes régions :

- L’Afrique du Sud est un chantier de longue date de l’équipe. Grace aux simulations réalistes régionales (modèle ROMS), des progrès ont été réalisés dans la description de la variabilité et la dynamique de la circulation dans certaines zones (Benguela Sud -Veitch et al., 2018-, courant des Aiguilles -Hutchinson et al., 2018-, banc de Sofala et panache du Zambèze - Malaune et al., 2018-)Plus à l’Est, l’existence d'une voie privilégiée de transport zonal des tourbillons de surface et de subsurface au travers de l'océan Indien Sud subtropical a été documentée: le couloir des SIDDIES (South Indian Ocean eddies ; Dilmahamod et al., 2018).

- La mer d’Arabie et les mers adjacentes est également un projet qui continue d’être étudié dans l’équipe. Les travaux ont porté sur l'analyse de données (CTD, Seasoar, VM-ADCP, altimétrie et flotteurs profileurs ARGO) et sur la modélisation de processus avec le modèle CROCO. Nous avons analysé l'interaction entre une allée de tourbillons méso échelle de surface et une topographie de bord dans un golfe de type Oman ou Aden. 

 - L'océan profond est aussi une de nos zones d’étude. L'impact de la dynamique de sous-mésoéchelle et des ondes de marée sur la dispersion de larves et la connectivité entre des sources hydrothermales sur la dorsale média-Atlantique a été mis en évidence pour la première fois à l'aide d'un modèle réaliste (CROCO) haute-résolution (Vic et al., Deep Dea Res., 2018). Les travaux sur la région continuent pour mieux caractériser la dynamique des ondes internes et la circulation moyenne dans la rift valley en combinant modèle et observations in-situ (Lahaye et al., en révision pour GRL).

- Nous avons aussi repris des études sur la région équatoriale et tropicale. Une synthèse des observations à ce jour de la région et des différentes théories des jets zonaux profonds a été proposée (Ménesguen et al., ESS 2019) ainsi que des pistes pour des recherches à venir sur la génération du système imbriqué des jets profonds équatoriaux et tropicaux.

Plus généralement, l’équipe s’attache à observer et comprendre la meso et sous-mesoechelle de l’océan :

- Dans le cadre du projet LEFE RADII, on a commencé à étudier le comportement à fine échelle des tourbillons profonds observés en Arctique. La signature a fine échelle est un proxy de l’étude de leur dissipation. La compréhension de leur dissipation et leur durée de vie est importante dans l’évaluation globale de la répartition des masses d’eau.

- L'ANR JCJC EQUINOx a démarrée en 2018. Cette ANR porte sur la problématique de séparation des mouvements lents et rapides dans les futures données altimétriques large fauchée SWOT, au travers de l’analyse des champs de surface d'une simulation numérique de haute résolution.

- Le développement du concept expérimental COGNAC s'est poursuivi en 2018. Le concept expérimental vise améliorer notre capacité à mesurer la circulation océanique de sous-mésoéchelle grâce au suivi acoustique de flotteurs autonomes.

Des études plus théoriques sont également menées par l’équipe :

- Nous avons étudié le mouvement d'une paire de tourbillons (un piégé dans un golfe et un autre extérieur), la structure et la stabilité de multipôles de tourbillons baroclines et des tourbillons de méso échelle en interaction avec des tourbillons ou des structures de sous méso échelle dans leur périphérie ou en profondeur.

Nos études ont nécessité des développements techniques, en particulier le développement d’un outil de visualisation efficace pour les simulations avec des tailles de grille importante, pour l’instant pour les sorties du modèle CROCO.

 

Prospectives :

Dans le futur, les grands chantiers exposés plus hauts continueront, portés par différents projets (chantier Sud : projet Belmont Forum et Future Earth, LEFE AFRICA (2020-2022), océan profond : projet européen H2020 iAtlantic "Integrated Assessment of Atlantic Marine Ecosystems in Space and Time", bourse Marie Curie de Christian Buckingham, une thèse (financée par ISblue) en collaboration avec le LEMAR, va débuter en 2019)

De plus, les collaborations avec les géophysiciens continueront (entres autres le Laboratoire IFREMER Géosciences Marines) pour étudier le système sédimentaire du Canal du Mozambique (Miramontes et al., 2019 ; Thiéblemont et al., sous presse) ou pour l’utilisation de l’imagerie sismique dans la colonne d’eau.